Des habitudes qui se perdent, d’autres qui prennent le pas sur les anciennes, enfin le cycle de la vie…
Des fois on s’inscrit dans une routine qu’on croit inébranlable et immuable mais il suffit d’un déclic pour tout changer… et puis en un rien de temps de nouvelles habitudes prennent place… et ainsi de suite.
Des fois, les banalités de la vie quotidienne nous amènent à des vérités qui nous dépassent, à des constatations que jamais on s’en serait cru capable.
Il fut un temps durant lequel ma journée commençait assez tôt et finissait assez tard, j’arrivais à gérer vie estudiantine et vie sociale assez aisément et j’avais encore le temps le soir de vaquer à une de mes occupations favorites, à savoir le net, le blogging, et surtout la faim de savoir informatique.
Et puis on évolue vers d’autres cieux. On change de cadre de vie, de responsabilités sociales, d’entourage…
On se dit qu’on a acquis un rythme de vie inébranlable, fixe et bien ancré dans notre nature. Mais, d’autres habitudes prennent le pas, on arrive plus à enchainer les nuits blanches, on se dope au café alors que jamais auparavant un tel besoin n’était présent…
Quand on a aussi pris l’habitude de se complaire dans son petit confort, de ne pas se soucier des moyens de transport par exemple puisqu’on pense avoir les moyens d’arriver à temps, il est difficile après de se retrouver tributaire d’un con qui prend la priorité au tram. Quand un événement naturel vient perturber nos plans les plus simples, il peut nous arriver de perdre patience de rouspéter et de crier son mécontentement. Même les personnes que jamais l’on vit en désarroi perdent leur sang froid et s’emportent.
Face à tout ce qui peut changer notre routine et nos habitudes , face aux facéties de la vie, oui la vie des fois se croit drôle et commence à nous faire des farces pour nous changer de la routine, face à tout cela, on se sent tiraillé. Si on ajoute à cette mixture l’incompatibilité entre nos désirs et ce qui est possible de faire, entre passé, présent tumultueux et avenir incertain, là le tiraillement devient des plus intenses et insupportables.
Parlons de cet avenir incertain, l’avenir cette utopie à la quelle on rêve, cette notion qu’on essaye de garder dans le domaine des rêves. On a peur d’y penser dans la réalité, peur de se heurter à cette réalité. Même lorsqu’on parle dans la vie quotidienne on construit nos phrases de telle sorte que nos désirs et nos aspirations les plus ardents soient dans un temps futur.
Quand on se perd dans ses pensées on y pense à ce futur, et on se réveille en désarroi, on réalise qu’il y aura des embuches à éviter. De crainte de ne pas voir ses plans pour l’avenir se réaliser comme on le veut, on se laisse faire. On retarde certaines taches, des priorités jadis, passent au second plan et ainsi de suite.
Et là on dit un tel a la mauvaise habitude de laisser ce qu’il peut faire aujourd’hui à demain. Il n’a pas suffit aux humains de catégoriser leurs habitudes par rapport au temps, la notion de bien et de mal (qui est partout) s’y insinue aussi. De mauvaises habitudes aux yeux des autres peuvent nous paraître plus qu’importantes et on ne peut pas s’en débarrasser.
On arrive à espérer que l’instinct de rébellion se réveille enfin et nous conduise vers le chemin adéquat des habitudes qu’il faut prendre pour accomplir le but suprême. Un but suprême selon les valeurs propres de chacun, nul besoin d’avoir les mêmes aspirations, les mêmes habitudes ou les mêmes désirs que la masse.
Au final, certaines lignes directrices restent à jamais en nous, on a beau tourner autour du pot, zigzaguer on garde un certain cap. On peut suivre le courant ou naviguer à contre sens, l’humeur du moment guide nos pas mais une fois certaines étapes franchies on se rend compte que le chemin est plus ou moins court selon les habitudes et les circonstances du moment.
Au plus profond de soi on espère des fois ne pas trop voguer à contre courant, et prendre enfin le bon chemin de l’accomplissement personnel.
Après 50 minutes de train vint enfin le moment de laisser le pauvre compagnon de voyage se reposer, il mérite du repos et un bon nettoyage ce weekend.
Voilà cher lecteur, oui toi qui est arrivé au bout de cet étalage indéchiffrable , voilà ce qu’on peut pondre après une semaine fatigante durant un simple trajet en train.







c’est très… philosophique !
je devrais prendre le train plus souvent :p
Effectivement un grand moment de réflexion, beaucoup de questions doivent te travailler en ce moment .C’est drôle ce que le changement peut être source d’inspiration .