Je crois que là tout le monde est au courant que je viens de passer 5 jours au sud tunisien, je vous promets que c’est la dernière fois que j’en parle je vous épargne la suite infinie « mon trip au sud 1,2,3 …. Etc. ».
J’ai visité pas mal de villes et j’ai séjourné dans 3 hôtels différents et mon constat n’est pas que positif. Oui, les paysages sont magnifiques, les gens sont accueillants, etc… Mais ce qui m’a le plus choquée c’est le prix des chambres. Une nuitée dans un hôtel 3 étoiles à Tozeur coute la modique somme de 88 dinars (en pension complète) et franchement pour ce prix là je m’attendais à plus de confort, mais :
- Il n’y avait pas de flexible dans les toilettes des chambres,
- Les toilettes et la douche non séparées (oui il faut payer un supplément pour avoir une chambre avec bain)
- Pas de télé
- Une seule prise sur 2 fonctionnait…
Bref ce sont là quelques couacs, je ne vous parle pas des briks avec le reste de riz du déjeuner, ou bien les dattes avariées dans un hôtel de Douz .
Et puis ils sont malins ces hôteliers, ils essayent de gagner de l’argent à tout prix, ils savent pertinemment que la salinité de l’eau est très élevée au sud et pourtant l’eau minérale n’est pas prise en charge dans les déjeuner, ce qui fait qu’on est obligé de payer la bouteille 3 à 4 fois son prix pour l’avoir à table.
Avec ces prix et ces services on encourage guerre le tourisme intérieur et pire même on donne une mauvaise image de notre pays.
Personnellement, je n’ai presque rien déboursé pour profiter de ce voyage, mais je compte y retourner avec des amis et pour cela je me suis renseignée à propos des auberges et des locations à bas prix. L’aperçu auquel j’ai eu droit lors de ce séjour ne m’encourage guerre à renouer avec ces hôtels.







je comprend ta deception et c’est ca que je reproche au tourisme tunisien, et plein de touristes ont déja fait le constat et c’est pou cette raison que la plupart partent vers le maroc…
Mais une chose que j’ai pas comprise jusk’a mnt, pkoi on nous fait payé l’eau…
tu est dans un 3*, alors tu n’atend pas à beaucoup d confort, peu n’importe le prix de la nuitée, c’est du 3*.
pour l’eau, c’est pareil partou, pas spécialement au sud, dans tout les hotels de la tunisie. de même pour les toilettes, tu es dans une chambre d’hotel, pas dans un sweet
mais ca n’empeche, le service hotellier en tunisie est catastrophique, et surtout au sud et au nord ouest (j parle de Tabarka)
mais ce que t’a fait est la meilleur chose, il faut chercher des locations et des auberges.
88 DT la nuit ce n’est pas bien cher…Mais il est anormal que les prestations soient aussi déficientes. Enfin ! L’essentiel est dans Lactel ! Comme on dit. Vous auriez pu remonter le long de la frontière ouest. C’est un voyage que personne ne fait et qui est pourtant sublime. Voici le récit d’un voyage à l’Ouest de la Tunisie, du sud au nord, un livre d’histoire à la main :
J’ai osé la route des cols et des sables, celle des guerriers et des chasseurs, en longeant, du sud au nord, la belle ténébreuse Algérie. D’abord quitter Nefta et sa corbeille, le turquoise de son bassin d’irrigation, aperçu une dernière fois du haut de la dune-falaise, à 6 heures du matin quand, déjà, les oiseaux se livrent à un vacarme concert au sommet des palmiers. Profiter du Sahara quand il est encore rose et frais, avant qu’il ne vire à la fournaise grise et poudreuse. S’arrêter, à Gafsa, et ses eaux tièdes pour un rendez-vous, sous les arcades antiques avec Marius qui, ici, un siècle avant Jésus-Christ, défit le prince berbère Jugurtha. C’est ici même qu’en 1942 le général Welwert, accouru de Constantine avec sa division pour reprendre Gafsa aux Allemands. La route, ensuite, escalade peu à peu collines et montagnes, jusqu’à frôler les 1 500 mètres du djebel Chambi. Dans le parc naturel courant vers les monts de Tébessa, un véritable safari-photo peut faire découvrir les dernières gazelles dans un tourbillon de poussière. Les vestiges romano-byzantins sont en revanche à discrétion. La contrée en est constellée. Durant leurs sept siècles de domination sur l’Ifrikia, les Roums ne s’intéressèrent pas qu’au littoral, marquant aussi profondément l’intérieur sec et escarpé du pays. Sur la voie Feriana-Kasserine-Sbeïtla, tantôt ce sont des pressoirs à olives à demi enfouis qu’un berger indique au milieu de l’alfa, tantôt c’est la colère récente d’un oued qui a dégagé la moitié d’une déesse en marbre. Le simoun (ou le sirocco ou le chili) a dû faire également des siennes, car la graine de blé de notre couscous, à Kasserine, n’est pas exempte de quelques grains de sable… La déconvenue s’envole vite au milieu du champ de ruines de Sbeïtla où se place l’un des épisodes dramatiques de la conquête islamique, lorsque le patrice byzantin Grégoire, sorte de vice-imperator, périt en combattant. Les chroniqueurs musulmans tiennent que sa fille “se cassa le cou en se jetant du haut du chameau qui l’emmenait en Arabie”. Thala – fameuse depuis que Salluste la cita dans La Guerre de Jugurtha, et aussi depuis qu’en 1943 les soldats français y arrêtèrent une offensive nazie – n’est qu’un gros marché rural parfumé au suint de mouton. Les Arabes y ont construit leur médina en “digérant” sans les broyer les traces antérieures, telle cette basilique chrétienne presque bimillénaire, située en contrebas même du trottoir de la rue principale, sur lequel on savoure son thé avec vue imprenable sur l’Antiquité. Sucré et menthé, le cheï de Thala est assez revigorant pour permettre d’attaquer le sentier menant, en 2 h 30 de marche, sur la Table de Jugurtha, le plus spectaculaire relief tabulaire du Maghreb. Là-haut, outre la vue cavalière sur l’Est algérien et l’Ouest tunisien, on discerne sur son piton la formidable forteresse du Kef. Cet actuel chef-lieu de gouvernorat tunisien fut, sous le paganisme, voué à Astarté, déesse phénicienne à laquelle nous devons le mot star et qui, à l’époque de sa splendeur, présidait à la “prostitution sacrée des matrones”. Le christianisme puis l’islam mirent bon ordre à ce libertinage, et Le Kef put se distinguer dans l’histoire mahométane de l’Afrique septentrionale comme foyer militaire et bastion religieux. Remparts et coupoles s’y concurrencent joliment. Le laïcisant Bourguiba fit installer le Musée des arts populaires au siège, datant des années 1780, de la confrérie musulmane Rahmanya. On en murmure encore parfois.
A l’ouest du Kef se trouve Sakiet-Sidi-Youssef, où, en 1958, durant la guerre d’indépendance algérienne, des militaires français exercèrent tragiquement leur “droit de suite”. Ce modeste village était en quelque sorte prédestiné à ce qu’on le sacrifie sur l’autel de Mars puisque maints historiens y situent le sanglant assaut final de Scipion contre Hannibal qui termina le deuxième conflit punique (202 av. J.-C.), sans préjudice, entre-temps, de moindres affrontements. Vers l’Orient, la halte est infiniment plus allègre à Dougga, massive cité solidement accrochée par les Berbéro-Latins à un terrain pentu. A 1 kilomètre de distance, il suffit d’un rayon de soleil dans les yeux pour se donner l’illusion que ce florissant municipe de la dynastie sévérienne vit toujours. Là, en tout cas, l’élément féminin continue de primer sur temples, forums et arcs : Fortune, Piété auguste, Concorde, Rose des vents, Junon céleste, Junon reine, Minerve, et jusqu’à la tardive Chrétienne inconnue. Eros et Psyché, également. Sans ambages, Dougga mérite au moins deux journées. On s’y perd entre ses colonnes comme dans un bois. L’amateur de haltes à l’ancienne s’y restaurera, y lira, y “siestera” entre oliviers et pans de mur. La forêt proprement dite, noire, épaisse, craquante de glands tombés, bruissante de sangliers détalant en grognant, on la rencontre dans les djebels de Kroumirie, autour d’Aïn-Draham, la “source de l’argent”. Randonnées sous les couverts de chênes-lièges, moquette de fougères sèches, ruisselets d’onde pure, et même civet de marcassin arrosé de saint augustin rouge sont assurés avant la descente vers Tabarka et la Méditerranée. Au voyageur recru de désert, de vieilles murailles et des lacets routiers, enfin la plage, les virées sous-marines, le thon frais gardé dans l’huile d’olive !
Si on choisit, pour rentrer à Tunis, de passer par Medjez-el-Bab, il faut regarder ce bourg à l’air anodin, comme un résumé du trajet parcouru de Tozeur à Tabarka. La Membressa des Anciens ne fut-elle pas relevée au XVIIe siècle par des rapatriés arabes d’Andalousie, sorte de pieds-noirs à l’envers, qui y édifièrent un pont à sept arches avec des blocs taillés par Rome et Byzance ? C’est autour de ce point de passage sur la Medjerda, qu’au milieu de la seconde guerre mondiale, les Alliés, au prix d’une bataille furieuse, repoussèrent la Wehrmacht. Français de l’armée d’Afrique ou de la France libre et Anglo-Saxons perdirent des milliers d’hommes durant les rudes affrontements de la campagne de Tunisie, en 1942-1943, ce qu’ont oublié aujourd’hui maints guides touristiques qui signalent en revanche des faits guerriers survenus par ici il y a des centaines ou des milliers d’années…
Qui se douterait, au crépuscule, à la terrasse d’un café de la paisible Medjez-el-Bab, du récent passé épique de cette ville ?
Et retour sur Tunis et le désenchantement. MALI
ouuuuh elle va ns saouler avec son trip au sud barra 3ad ech bech ysalakha :b jibtlichi garn ghazel m3ak ?
t sure 88 dinars la nuitée ? mais c’est de la folie c’est de l’arnaque ?
A Nostra : Garn ghazel peut être un sex toy. Je comprend mieux votre empressement.
88 dinars c’est le pris d’un diner dans un bon resto à tunis ou d’une soirée au Calypso. Alors vu la femme de ménage, vu la blanchisserie, vu le salire des jardiniers, garçons, animateurs etc. vu l’amortissement des investissements immobiliers 88 DT c’est pas bien cher. Allez donc fleurter avec les 3 étoiles parisiens… eh eh eh. Vous tomberez sur le C.. Les parisiens (ennes) ne valent pas mieux que les tozeuriens (nes). Bien à vous. MALI
Salut!
Je ne vais pas parler de ton texte mais de ton changement d’adresse.
Il faut que les bloggueurs arretent de changer d’adresse car je ne me retrouve plus du tout. J’ai une liste de favoris collée sur mon ordinateur … et je ne me retrouve plus!
Bises
@ almaz et mocheks , justement l’eau est compise dans le dejeuner dans plusieurs hotels, ce n’est pas partout pareil
@ mali : merci pour la leçon d’histoire-géo
sinon je suis une fan de Jugurtha sinon je croyais que le chambi c’etait 1498 metres c tt ( je te taquine là
)
@ nostra j’arrete je ne peux pas assurer comme certains :p
@ emma : you are welcome
pourtant j’aurais cru que j’ai effectué le changement d’adresse dans les regles de l’art
j’espere que la nouvelle demeure te plait
Chère Lune,
Mon texte n’est pas une leçon. Je ne me permettrais pas de donner des leçons à quiconque. C’est simplement ce que j’ai ressenti lors de ce périple. Et comme j’adore l’histoire, j’essaye de recadrer l’existant avec ce qu’il a été. Quand au Chambi j’ai dit “froler les 1500m” . Vous connaissant mieux la prochaine fois je vous en donnerai l’altitude au cm près. rires. Bien à vous. MALI
Lune, me permettez vous de vous tutoyer ?
@ Mali , je réitère, je te taquinai pour la hauteur du Chambi
sinon je me suis permise de te tutoyer depuis un bon moment je crois, je ne vois pas pourquoi tu t’en priverais au contraire cela me ferait plaisir
moi aussi je voudrais aller dans le sud ou est ce qu’on peut se renseigner en agence de voyage ?
ou laors si tu le fait donne moi les adresses stp !!
merci d’avance !
A Tozeur, fallait passer la nuit à l’un de ces deux hôtels : Le Palm Beach ou Dar Chraiet.
A Douz, soit El Mouradi, soit Sahara Douz !
N’oublie pas qu’en hivers, c’est la haute saison
Sinon, et question service, c’est bien meilleurs (et de loin) au Sud qu’ au Nord. Ya pas photo.
L’hotel “palmerais ” à Tozeur n’est pas mal depuis que la chaine francais Accors l a pris en gérance, son prix en DP est de 80D en haute saison , tu peux bénificier d’une remise et son personnell est trés aimable.